vendredi 4 juillet 2008

Etat des lieux sur les tracés (mise à jour)

Suite à de nombreuses questions, il est nécessaire de faire un état des lieux sur les tracés actuellement envisagés par Rennes Métropole.

Avant le 20 décembre 2007

Avant le conseil de Rennes Métropole de fin 2007, les tracés envisagés étaient les suivants :
  • Un tracé aérien au nord du restaurant universitaire puis au centre du quartier (en bleu foncé sur la carte)
  • Un tracé aérien au sud du restaurant universitaire puis au centre du quartier (en bleu clair et bleu foncé sur la carte)
  • Un tracé en tranché couverte au sud du centre de rééducation puis au centre du quartier (en rouge et bleu foncé sur la carte)
  • Un tracé en tranchée couverte au milieu du centre de rééducation puis au centre du quartier (en vert et bleu foncé sur la carte)
Après le 20 décembre 2007

M. Delaveau avait ouvert l'ensemble des tracés au travers d'un amendement lors du conseil du 20 décembre.

Ces nouveaux tracés nous ont été présentés en janvier. Lors de notre deuxième rencontre avec Rennes Métropole, ces tracés ont été confirmés.

Ainsi, en plus des tracés précédents (toujours étudiés et envisagés donc), on peut ajouter les tracés suivants :
  • Un tracé en tunnelier au cœur du quartier : ajouté suite à notre pétition, il s'agit de notre souhait à tous (en bleu foncé sur la carte).
  • Un tracé en tunnel profond, sans tunnelier, au cœur du quartier : ce type d'insertion nous était inconnu, il parait rejoindre parfaitement nos revendications (en bleu foncé sur la carte)
  • Un tracé aérien le long des Buttes de Coësmes : ajouté à notre grande surprise, il s'agit d'une solution inacceptable car des alternatives existent (en orange et/ou violet selon la fin du trajet)
  • Un tracé en tranchée couverte le long des Buttes de Coësmes : ajouté à notre demande expresse suite à l'ajout du même tracé en aérien (point précédent). Ce tracé peut poser des soucis de vibrations, nous demandons des études précises de ces points (en orange et/ou violet selon la fin du trajet).
Il convient de noter que les tracés aérien ou en tranchée couverte au cœur du quartier pourraient avoir des répercutions sur un certain nombre de maisons dans le quartier.

Nous ne pouvons que nous opposer aux solutions aériennes, que ce soit au cœur du quartier que le long des Buttes de Coësmes : comment peut-on détruire l'environnement, dans tous les sens du terme, des habitants d'un quartier pour des raisons d'images ???

Nous réaffirmons haut et fort la demande unanime des habitants du quartier : la desserte des Longs Champs à l'aide d'un tunnel profond ! (comme les 3 autres quarts de la ligne de métro)

Les solutions intermédiaires (tranchées couvertes) nécessitent de réelles études d'impacts humains et écologiques, à défaut, nous ne pouvons que nous y opposer au regard des risques encourus.

Vous trouverez l'ensemble de ces tracés sur la carte suivante (cliquez pour l'ouvrir) :

Vous pouvez faire glisser la carte, zoomer et dézommer. Cliquez sur les différents éléments de la carte (tracés, stations, points d'interrogation) pour faire apparaitre des informations.

Mise à jour :

Certaines personnes nous proposent des tracés alternatifs, passant par la rue de Fougère principalement.

Lorsque nous avons abordé ces sujets avec la Métropole, il s'avère que pour eux, le passage par le restaurant universitaire est un point bloquant : plus au nord, il est considéré, assez logiquement d'ailleurs, que la desserte de l'université n'aura plus lieu.

De même, la station Champs Blancs, de part le développement futur à venir de l'intrarocade (plus de 500 ha de terrains à construire) est un point obligé pour réussir cette urbanisation.

Un passage par la rue de Fougère semble donc incompatible avec les contraintes fortes avancées par Rennes Métropole. Il existe en comparaison beaucoup plus de latitude pour le positionnement de la station des Longs Champs.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjours, information hyper intéressante. Maintenant, qu'est-ce qu'un tunnel profond, sans tunnelier ? J'ai cherché: Le tunnelier et l’avènement du béton

Les travaux ferroviaires souterrains récents font appel dans une large mesure à un outil révolutionnaire : le tunnelier. Le tunnelier, ou taupe, réunit tout ce qu’il faut pour construire automatiquement un tunnel. La tête attaque le sol, le réduisant en bouillie. Les débris sont automatiquement récupérés et transportés vers l’arrière. En même temps, le milieu du tunnelier est équipé pour la pose de voussoirs, qui vont consolider l’ouvrage.

Un tunnelier travaille vite (quelques dizaines de mètres par jour), mais ne peut pas faire des courbes serrées ou des profils de tunnels atypiques. C’est du tunnel rond, point final !

Une fois le tunnel creusé, une partie de l’ouvrage est comblé pour obtenir une plate forme horizontale. Il ne reste plus qu’à effectuer les poses de voies, câblages et autres accessoires.

Autre choix : l'attaque ponctuelle

C’est la technique de la pioche mécanisée, pour définir brièvement le procédé. La machine, une haveuse, creuse à un endroit restreint avec des outils variés. Bien que le temps de creusement soit long, on peut réaliser quasiment n’importe quel profil d’ouvrage avec cette méthode, du tunnel rond à la station de terminus complète. Cette technique est très utile en complément des tunneliers. Toute seule, elle est trop compliquée ou coûteuse à mettre en œuvre.

Bon, cela ne m'avance guère... J'ai donc imaginé que Rennes devenait écolo, et embaucherait vers, taupes, lapins, renards, et autres creuseurs pour protéger et occuper la coulée verte...

Damien B a dit…

Je voulais effectivement parler "d'attaque ponctuelle" pour réaliser un tunnel profond uniquement pour la traversée du quartier (~1.5km) et pas depuis le rond point des Gayeuilles pour un tunnelier (+ de 3km).

Mais je vous rejoins sur la problématique du cout : cette solution n'est pas forcement plus rentable.

Olivier a dit…

Bonjour,

Dans le cadre du tracé orange (Tracé 5 - v1), au niveau de la station v3 (virage pour tourner de l'avenue des Buttes de Coesmes à la rue du Clos Courtel), il faudrait indiquer le risque d'un rayon de courbure/braquage trop faible, qui n'est pas compatible avec tous les modèles de métro, tous ne pouvant pas faire un 90° (ou presque) en si court...

D'ailleurs ce risque peut aussi exister au virage juste après lorsque l'on tournerait alors dans la rue du Chêne Germain


En tout cas c'est d'ailleurs à mon sens le principal risque/inconvénient de ce tracé, qui passe sinon par les stations desservant le RU et étant suffisamment proches des résidences étudiantes pour les desservir sans être trop proche risquant des soucis de bruits dans ces résidences mal isolées...

Damien B a dit…

Pour aller dans votre sens, c'est d'ailleurs pour cela qu'il existe un risque réel pour les maisons se trouvant à cet angle : plus le rayon de braquage est grand et plus il est possible qu'elles soient sur ce tracé, et donc expropriables.

C'est clairement un gros problème pour ce tracé, chose qui me fait penser qu'il ne peut pas être accepté par les habitants, surtout qu'autres solutions moins impactantes sur le bâti existes.