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mercredi 14 septembre 2011

Date de l'enquête d'utilité publique

L'enquête d'utilité publique qui permettra de valider ou non le projet de métro actuel commencera le 5 décembre prochain.

Il sera important que le maximum de personnes y participent. A nous de savoir mobiliser l'ensemble des citoyens pour que le maximum avis soit remonté et que nous puissions être entendu.

mardi 11 août 2009

50 millions d'euros...

Il s'agit du montant que mettrait la municipalité dans le projet d'agrandissement du stade de la Route de Lorient pour accueillir l'euro 2016 de football.

50 millions ! C'est 5 fois plus que le montant pour enterrer le métro et préserver la vie des habitants, étudiants et lycéens des Buttes de Coësmes, de la cité U et de la rue Mirabeau. Coût pourtant jugé exorbitant par certains élus.

50 millions dans un stade qui a pourtant fini d'être rénové en 2004 pour un coût de 37 millions d'euros !

87 millions investis dans le stade en quelques années !!! (moins cher que le tunnelier)

On nous dira que ce n'est pas comparable ? Et pourtant, d'un côté on nous dit que les caisses sont vides, et de l'autre on investit dans un projet qui n'impactera pas autant la vie des habitants de la métropole qu'un projet structurant comme le métro.

Mais c'est vrai qu'un beau stade, c'est comme un beau métro aérien : cela se voit et cela aide à frimer devant les autres maires de France...

Rennes candidate à l'Euro 2016 : la facture s'élèvera au moins à 50 millions d'euros

La France aimerait accueillir la coupe de football de l'Euro en 2016. Pour cela, treize stades du pays doivent se mettre aux normes. Rennes souhaite être l'un d'eux. Mais la facture pour gagner 5 000 places assises risque d'être élevée.

50 millions d'euros au bas mot, c'est ce que pourrait coûter l'organisation de l'Euro 2016 à Rennes. "La rénovation et la mise aux normes des stades français pour l'Euro oscillent entre 50 et 130 millions selon les cas", a livré Jean-Pierre Escalettes, le président de la Ligue de football professionnel, lors d'une conférence de presse ce jeudi matin.
[...]

La suite ici : Rennes candidate à l'Euro 2016 (Le mensuel de Rennes, 30/07/2009)

Pour ceux qui se posent la question sur le dimensionnement actuel du stade, les chiffres de la Ligue Professionnelle de Football donne un taux de remplissage de 77,3 % pour la dernière saison. Le stade ne semble pas sous-dimensionné actuellement.


Ne nous trompons pas, on n'a rien contre l'Euro 2016 ou l'agrandissement du stade, on pointe surtout du doigt l'incohérence du discours des élus, et de leur deux poids, deux mesures.

vendredi 11 avril 2008

A propos de l'intérêt général

A propos de l'intérêt général,

Il y a 2 ans, les riverains de la rue du Papegault aux Longschamps, ont essayé de s'opposer à l'extension en hauteur du centre commercial ; on les a fait taire au nom de l'intérêt général, intérêt général dont on peut penser aujourd'hui, devant la monstruosité architecturale de tôle, de verre et de béton qui a pris la place d'une construction de bois et ardoises parfaitement intégrée au site, qu'il se résumait à l'optimisation du moindre mètre carré de la moindre parcelle d'un terrain à usage commercial dont le prix a dû s'envoler en 25ans ( pour le dire plus simplement, à une histoire de gros sous)

Aujourd'hui, à propos du passage du métro en aérien au dessus de l'étang, on nous ressort le même argument : l'intérêt général, ce serait un viaduc au dessus d'une coulée verte et d'un étang, une station au dessus d'une grande pelouse où se déroulent nombre de manifestations collectives, la destruction de chemins piétonniers bordés de chênes plus que centenaires, conservés par les fondateurs du quartier pour leur valeur patrimoniale, …, et on nous dit que tout cela s'imposerait, sans vraiment nous dire pourquoi, mais au nom bien sûr de l'intérêt général

On nous reproche d'être des archaïques, de pas comprendre la beauté d'un projet alliant futurisme et écologie (Ah, un métro filant vers la technopole au raz de l'étang, parmi les herbes folles et les hérons ….), alors que justement c'est ce que nous allons transmettre aux générations futures qui nous préoccupe.

On nous dit surtout que nous serions des égoïstes, crispés sur la défense de nos seuls intérêts particuliers alors que nous nous battons pour que soient respectés des textes votés justement parce qu'ils avaient à voir avec l'intérêt général : le Plan local d'Urbanisme qui classe le quartier en Zone Naturelle, des lois françaises et des directives européennes protectrices de la biodiversité ; La préservation de l'environnement, dans une logique de développement durable, est aujourd'hui considérée comme un bien public mondial … constitutif en quelque sorte de l'intérêt général mondial

Et il y a quelque indécence de la part de gens qui ne seront que des bénéficiaires du métro à en appeler à notre sens civique, voire à nous donner des leçons de morale ! Nous n'en avons à recevoir de personne ! Faut-il rappeler la forte implication des habitants au travers d'une vie associative dynamique et leur attachement, jamais démenti jusque là, aux valeurs de la démocratie et de la solidarité.

Et c'est parce que nous sommes attachés à ces valeurs que nous nous battons aujourd'hui et que nous allons continuer à le faire. La démocratie ce ne sont pas que des bulletins dans les urnes, ce sont aussi les associations qui s'expriment.

Nous voulons aussi être respectés dans notre combat ; c'est cela vivre en intelligence.

Rozenn

vendredi 4 avril 2008

Les experts et les NIMBY

Voici un autre article de presse suite à l'interview d'un autre universitaire chercheur pour illustrer un autre regard que celui évoqué par Mr DUMONT à Ouest France sur le fameux "NIMBY" soi disant né aux Etats unis (cela fait tellement mieux de dire que ce phénomène est né aux USA... c'est plus crédible que s'il provenait de notre vieille Europe).


Les "NIMBY" ne sont pas forcément préoccupés par leurs intérêts personnels au détriment des intérêts collectifs. Ils souhaitent, surtout s'ils sont concernés de près, être consultés en vue de participer aux réflexions... quelques soient les thèmes abordés (finances, technologies, écologie, éducations, sanitaires,...).


Il existe donc fort heureusement des universitaires chercheurs ouverts d'esprit et d'autres plus catégoriques...


Vous pouvez lire cet article ici :
"La démocratie participative revitalise la démocratie représentative." Loïc Blondiaux, universitaire et chercheur

Franck R.

mercredi 2 avril 2008

De l‘intérêt particulier et de l’intérêt général

De l‘intérêt particulier et de l’intérêt général,
où le leurre de la « démocratie participative »…


Démocratie participative, voici bien un concept creux, par lequel des politiciens et autres assemblées non élues espèrent tromper le peuple.

« Démocratie » : ça doit être bien ça, le pouvoir au peuple !

« Participative » : tiens, c’est étrange ! maintenant il ne ferait plus qu’y participer ou alors c’est tout le monde et alors là c’est une tautologie.

Les élections seules (soit une démocratie représentative) ne sauraient suffire, le temps d’un mandat est long. C’est pourquoi il est prévu une publicité (au sens juridique) totale sur les débats, au conseil municipal par exemple, afin que les citoyens puissent garder un contrôle et, le cas échéant, faire savoir leur désaccord ou contrecarrer tel ou tel projet. Il ne s’agit pas là d’obstruction mais de boucler la boucle.

Il ne faudrait pas oublier que c’est le peuple souverain – comme il se doit en république (la chose publique) – qui peut seul déterminer ses intérêts.

Or, les débats sont souvent faussés, d’autres lobbies que l’avis des citoyens ont bien souvent déjà parlé avant (lobbies d’intérêts obscurs ou d’experts de tout poil) et ce sont des dossiers ficelés qui sont présentés in extremis en lieu « d’aide à la décision » pour nos édiles.

S’ajoutant parfois à la mauvaise foi ou à la paresse de nos politiciens, l’urgence – notion peu démocratique se rapprochant plus de l’état « de fait » que de l’état « de droit » – fait passer bien des gros investissements pour de l’intérêt général.

Si ça passe mal on rajoutera une dose de « communication » (non de publicité).

L’opinion publique ça se construit.

Et c’est là seulement qu’intervient la « participation » du citoyen, il prend partie en tombant d’accord avec l’intérêt général sinon c’est un égoïste !

Qu’il n’intervienne surtout pas en amont, il ne s’agit surtout pas qu’il ose défendre des intérêts particuliers des fois qu’il devait alors s’en dégager un autre intérêt « général » que celui des bétonneurs… compatible celui-là.

Au passage il apparaît qu’on ne s’adresse au citoyen – bien obligé – qu’en tant qu’il est aussi payeur en arguant démagogiquement que le critère de choix est qu’il paye moins cher. Partant de là, étudie-t-on à fond les solutions alternatives, ne s’agit il vraiment que d’une question d’argent ? ...

Des citoyens qui s’opposent sont étiquetés NIMBY pour “Not In My Back Yard” i .e. « pas près de chez moi » et alors ? Ça ne veut pas automatiquement dire « chez les autres » bien au contraire souvent. Par contre au final ça peut vouloir dire pas du tout si les choix proposés ne sont ouverts à aucune discussion.

Tous les projets sont a priori recevables mais aussi a priori opposables au nom même de la démocratie. Tous les massacres que ce soit humains ou de l’environnement ont toujours été commis au nom d’un intérêt général alors il faut y regarder à deux fois (au moins). Après coup et en dernier ressort le peuple souverain peut convenir de la pertinence de l’argument d’intérêt général et non pas sous la pression du chantage.

Pierrick

lundi 31 mars 2008

Tous égoïstes ?

L'invocation du modèle NIMBY pour tenter d'expliquer la forte mobilisation d'associations contre des projets d'aménagement dans différents quartiers de Rennes, nous laisse pantois, tant la volonté de discréditer est manifeste autant qu'elle est incompréhensible.

C'est peu dire que nous ne reconnaissons pas dans l'image qui nous est renvoyée, celle d'"individus" ou de "riverains égoïstes", nous qui donnons beaucoup de notre temps pour défendre les valeurs de la solidarité et porter des projets collectifs au sein d'associations dont l'objet ne se réduit évidemment pas à la défense d'un pré carré!

Et puis il en faudrait un peu plus pour nous convaincre ... Parce qu'à cet argumentaire là, nous pouvons en opposer un autre, celui de l'école des Choix Publics qui, dans la même veine (libérale faut-il le préciser?), assimile les hommes politiques et les fonctionnaires à des individus uniquement préoccupés par la satisfaction de leur propre intérêt (élection, pouvoir, prestige ...).

Dès lors, si nous sommes d'égoïstes NIMBY, alors les politiques, ceux-là mêmes qui prétendent nous donner des leçons d'intérêt général, n'agissent en réalité que pour maximiser leur utilité personnelle! Et des deux cotés des "arguments nobles" sont mobilisés au service des seuls intérêts particuliers.

On voit bien les limites de ces grilles d'analyse qui ignorent le don et les comportements désintéressés.

A ce compte là, les Bretons qui se sont opposés à la construction d'une centrale nucléaire à Plogoff étaient des NIMBY. Des NIMBY aussi les habitants du Blosne ou ceux du cours Kennedy à Rennes, qui se sont mobilisés il y a 10 ans pour que leurs quartiers ne soient pas traversés par un métro aérien.

Mais n'ont-ils pas eu, tous, raison de se battre ?

La démocratie participative, ce n'est pas seulement des bulletins dans les urnes, c'est aussi des associations qui s'expriment. Et c'est une idée trop belle pour qu'elle soit seulement un slogan !

Rozenn

jeudi 27 mars 2008

Revue de presse : quid de l'intérêt général ?

Voici un article de Ouest-France qui parle de NIMBY (Not in my backyard, pas dans mon jardin en Français).

L’intérêt général n’est pas la somme des intérêts particuliers, nous le savons. Mais l’intérêt général ne passe par la négation des intérêts particuliers.

Il n’y a aucune justification réelle, si ce n’est un effet « carte postale » de favoriser un tracé de type aérien aux Longs Champs. Pour ce qui est de la solution en tranchée couverte, les habitants ne pourront l’accepter que si son impact est nul sur le quartier. Seules des études poussées et indépendantes pourront nous rassurer. La solution du tunnelier avait quant à elle été écartée pour notre quartier alors qu’elle ne pose pas question pour 9 km des 12 km de la ligne.

Nous avons constaté que nos demandes ne sont pas irréalistes techniquement et financièrement, il suffit de lire le "Dossier d'Aide à la Décision" de la Métropole pour s'en convaincre. A partir de là, on ne peut se réclamer de l’intérêt général en critiquant nos propositions.

Notons également que la préservation de l'environnement et la nature sont qualifiées de "fictions".

Par contre, je ne peux que faire mienne la conclusion :

"Au niveau institutionnel, les politiques doivent changer leur conception du conflit. Ils doivent le repenser en amont. Cela passe par une consultation et une réflexion avec les riverains avant que tout soit décidé."

Voici le courrier que nous avons envoyé ce jour en réponse à Ouest-France :
Read this doc on Scribd: Reponse NIMBY - 27-03-2007